Journée du patrimoine mondial africain

Dr Lassina Simporé explique la symbolique

Le Secrétaire général du ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme, Lassina Simporé était l'invité du journal télévisé de 20 h sur la chaîne Burkina Info le soir du 8 mai 2019. Avec la présentatrice, il a échangé sur la célébration de la Journée du patrimoine mondial africain. Nous vous livrons la substance des questions developpées.

"La commémoration de la Journée du patrimoine mondial africain au Burkina Faso, demain 9 mai, 2019, à Tiwêga (Kaya) offre l'occasion de

célébrer les sites existants, de faire connaître ceux inscrits sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO et d'attirer l'attention sur le patrimoine culturel africain en péril. L' évolution humaine a demontré, au niveau du continent africain, que la technologie de la métallurgie ancienne du fer est endogène. Déjà au 8 è siècle avant JC, le Burkina Faso faisait partie des pays qui connaissaient la métallurgie. Les sites d'extraction du fer existent et sont bien en place. Il s'agit de petits fourneaux d'un mètre de diamètre et de 3 à 6 m de hauteur. Il n'est pas question de les déplacer ou de les réunir. Leur dossier d'inscription au Patrimoine mondiale de l'UNESCO sera examiné en juillet prochain. Etant donné que c'est des petits sites nous avons proposé leur inscription en serie. Ainsi mis ensemble, ces sites sont representatifs de la chaîne opératoire traditionnelle de la production du fer. Un comité de gestion devra être mis en place pour chacun ainsi d'un système de promotion. La jeunesse est interpellée par rapport à la promotion et à la conservation du patrimoine culturel. La question qui se pose, c'est comment faire pour que cette jeunesse s'approprie les biens culturels, notre fierté, pour en être de véritables ambassadeurs et des gardiens plus tard? Nous espérons que les curricula des enseignements au niveau des différents cycles prendront en compte le patrimoine culturel; ce avec accompagnement des Département concernés. Les sites majeurs inscrits sur la liste indicative de l'UNESCO sont: les nécropoles de Bourzanga, la cour royale de Tiébélé, la réserve de biosphère de Bala, les gravures rupestres du Sahel burkinabè et la Mosquée de Dioulasso-Bâ. Ces sites inscrits au Patrimoine mondial de l'UNESCO, c'est le Burkina Faso qui sera davandage connu. Mais le plus grand souhait c'est que chaque Burkinabè les inscrive dans son coeur et en soit l'ambassadeur, en parle avec fierté, travaille à les faire connaître et à les préserver pour la postérité".